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Ajouts récents

Communiqué de l'Épiphanie

Pierre et Georgine De Grauw (F)

BOESPFLUG François, Pourquoi j'ai quitté l'Ordre et comment il m'a quitté, Éditions J.C. Béhar, 124 p., 15 €

« Hémorragie » : 3000 religieux et 650 prêtres partent chaque année. Gino Hoel

Muchos se hacen curas para tener nivel de vida, dignidad o categoría. José María Castillo

The Gospel Rather than Caesar; Anthony Padovano

Le bien-être et le mal-être des prêtres. Une enquête au diocèse de Liège (Belgique). Pierre Collet

Italia. Francesco visita sette ex preti sposati e le loro famiglie

La nouvelle "Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis"

Un tiempo ambiguo pero esperanzador. Ramón Alario

France. Les abandons du ministère inquiètent dans l'église baptiste

Présentation

La plupart des groupes régionaux ou nationaux de prêtres mariés se sont constitués dans les années 70, dans la foulée d’une hémorragie sans précédent dans le clergé catholique. Après le remarquable « printemps de l’Église » qu’avait été le concile de Vatican II, plein de souffle évangélique, d’espoir de renouveau, de dialogue avec le monde contemporain, il a fallu rapidement déchanter… Humanae Vitae en 1968, puis le synode des évêques en 1971, sonnaient déjà le retour de la restauration, tant dans le domaine moral (rigidité dogmatique à propos de la sexualité) que dans le domaine ecclésial (frilosité, voire manipulations dans la mise en route d’un fonctionnement démocratique minimal). Face à cela, plus de 100 000 prêtres catholiques, partout dans le monde et quelles que soient les cultures, soit un quart des effectifs, se sont mariés et ont été forcés de quitter leur ministère, parfois aussi leur milieu, leur famille, leur lieu d’habitation, la majorité d’entre eux obtenant assez facilement de Rome la dispense canonique du célibat.

La vitalité de ces groupes répondait sans aucun doute à une nécessité aussi personnelle que sociale. Ces prêtres et leurs compagnes, et parfois même leurs enfants, ont dû supporter le poids d’une culpabilité qui n’avait bien souvent aucun fondement mais les enfermait dans un silence suspect. Se dire, se soutenir, s’entraider et être là pour accueillir les autres a été la première fonction, et peut-être la plus importante, de ces groupes d’amitié. Mais la réflexion en commun, le désir de valoriser sans nostalgie l’expérience acquise, l’incapacité de se plier à l’attitude passive si souvent imposée aux « fidèles », ont amené ces groupes de prêtres mariés à se donner une deuxième fonction plus militante et plus structurée dans la mise en place de « ministères renouvelés ». Cet engagement rencontrait l’attente de bien des prêtres restés en service, parfois bien au-delà de l’âge de la retraite, et d’associations de laïcs en mal de démocratie et de réformes. Au plan international particulièrement, ce combat a bénéficié des recherches et des diverses avancées qui ont nourri les Congrès trisannuels de la Fédération Internationale des Prêtres Catholiques Mariés.  

Mais c’est peu dire que ce qui motivait ces groupes il y a 20, 30 ou 40 ans est toujours d’actualité, et peut-être plus encore aujourd’hui qu’alors ! Les scandales des abus sexuels dans le clergé, le silence soigneusement entretenu autour des relations clandestines de prêtres, le refus systématique d’ouvrir le débat sur la loi du célibat obligatoire, l'interdiction de discuter des droits de la femme dans l'Église et de sa participation aux décisions, le verrouillage du système de gestion cléricale des communautés avec importation de clergés étrangers sont autant de chantiers qui continuent de nous interpeller et provoquent notre prise de parole et nos engagements…