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Repenser la prêtrise : l'ouverture ne suffit pas. Colm Holmes, WAC-I

Prêtrise et célibat. Le Symposium au service de la lettre, pas de l'Esprit. Rufo González

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Le malaise des prêtres : le célibat obligatoire, c'est l'enfer ! Eletta Cucuzza

MIQUEL Marie-Christine, La soutane et la blouse blanche, Pippa Editions, 226 pages

Le célibat des prêtres : une proposition. Giannino Piana

La sacralité, question-clé de la sortie du cléricalisme. Danièle Hervieu-Léger

C'est l'ordination elle-même qui est en cause. Gaston Piétri

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Plutôt mourir ou démissionner. Les prêtres non célibataires ne sont pas morts. Ernesto Miragoli

France. Étude sur la santé des prêtres

Présentation

La plupart des groupes régionaux ou nationaux de prêtres mariés se sont constitués dans les années 70, dans la foulée d’une hémorragie sans précédent dans le clergé catholique. Après le remarquable « printemps de l’Église » qu’avait été le concile de Vatican II, plein de souffle évangélique, d’espoir de renouveau, de dialogue avec le monde contemporain, il a fallu rapidement déchanter… Humanae Vitae en 1968, puis le synode des évêques en 1971, sonnaient déjà le retour de la restauration, tant dans le domaine moral (rigidité dogmatique à propos de la sexualité) que dans le domaine ecclésial (frilosité, voire manipulations dans la mise en route d’un fonctionnement démocratique minimal). Face à cela, plus de 100 000 prêtres catholiques, partout dans le monde et quelles que soient les cultures, soit un quart des effectifs, se sont mariés et ont été forcés de quitter leur ministère, parfois aussi leur milieu, leur famille, leur lieu d’habitation, la majorité d’entre eux obtenant assez facilement de Rome la dispense canonique du célibat.

La vitalité de ces groupes répondait sans aucun doute à une nécessité aussi personnelle que sociale. Ces prêtres et leurs compagnes, et parfois même leurs enfants, ont dû supporter le poids d’une culpabilité qui n’avait bien souvent aucun fondement mais les enfermait dans un silence suspect. Se dire, se soutenir, s’entraider et être là pour accueillir les autres a été la première fonction, et peut-être la plus importante, de ces groupes d’amitié. Mais la réflexion en commun, le désir de valoriser sans nostalgie l’expérience acquise, l’incapacité de se plier à l’attitude passive si souvent imposée aux « fidèles », ont amené ces groupes de prêtres mariés à se donner une deuxième fonction plus militante et plus structurée dans la mise en place de « ministères renouvelés ». Cet engagement rencontrait l’attente de bien des prêtres restés en service, parfois bien au-delà de l’âge de la retraite, et d’associations de laïcs en mal de démocratie et de réformes. Au plan international particulièrement, ce combat a bénéficié des recherches et des diverses avancées qui ont nourri les Congrès trisannuels de la Fédération Internationale des Prêtres Catholiques Mariés.  

Mais c’est peu dire que ce qui motivait ces groupes il y a 20, 30 ou 40 ans est toujours d’actualité, et peut-être plus encore aujourd’hui qu’alors ! Les scandales des abus sexuels dans le clergé, le silence soigneusement entretenu autour des relations clandestines de prêtres, le refus systématique d’ouvrir le débat sur la loi du célibat obligatoire, l'interdiction de discuter des droits de la femme dans l'Église et de sa participation aux décisions, le verrouillage du système de gestion cléricale des communautés avec importation de clergés étrangers sont autant de chantiers qui continuent de nous interpeller et provoquent notre prise de parole et nos engagements…